groupe ipscongo
e-mail ipsgroupe@yahoo.fr
B.P.754 Kinshasa 11
Tél 0 81 89 1 32
98 15 19 15
98 22 29 88
Fax. 1(914)9314096

 

Introduction à la recherche spirituelle

ou

Prologue à la quête spirituelle

(par albert mananga)

                         

                L'homme en général reçoit sa première formation religieuse non pas d'une étude minutieuse ou d'une réflexion attentive, mais de son milieu de naissance, de l'hérédité, des coutumes et des conventions. Ainsi, c'est souvent ce que l'on appelle "les accidents de naissance" qui nous portent à accepter telle ou telle croyance. Né en Inde, l'homme devient hindouiste ou bouddhiste, au Sénégal il sera musulman et né au Congo, dans la plupart des cas il sera chrétien. C'est dire que l'on s'approche de la religion sans faire jouer le discernement. Et pourtant les gens n'agissent pas de cette triste façon en ce qui concerne les autres sciences. La profession d'ingénieur, la chirurgie sont toutes supposées requérir l'étude et la formation technique. Mais la religion subit une mesure cavalière. "Chaque homme est son propre théologien" devient une attitude familière, du fait peut-être que la religion influe sur la vie de l'individu ordinaire plus étroitement et plus directement que ne le font l'électronique ou l'architecture. C'est ainsi que la religion souffre spécialement de la supposition que chacun est compétent pour en discuter, qu'il ait reçu ou non là dessus éducation ou formation. En vérité la religion est dans une grande mesure à la merci des mouvements populaires. Pourtant peut-on hélas minimiser la problématique qui touche au but même de l'existence et traiter la question avec légèreté? Aussi serait-on tenté de se tourner vers l'idéal catholique romain, aujourd'hui démodé, de ne permettre aux gens d'étudier la Bible par eux-mêmes, avant qu'ils ne soient suffisamment murs intellectuellement pour le faire sans danger de tomber dans l'aberration.

 

                       L'homme qui a commencé à examiner sa vie et les problèmes plus profonds désire quelque chose de plus précis et de plus valable que la simple promesse des joies célestes ou de vie éternelle lorsqu'il quitte cette vie courte et fiévreuse passée sur cette planète. Un homme n'a qu'à s'isoler quelques instants de son entourage qui l'absorbe et réfléchir aux faits de la vie pour comprendre la nature illusoire de sa vie et sentir fondre ce qu'on appelle le goût de la vie. Mais peu d'entre nous ont des yeux pour regarder cette terrible vision et si, par hasard, nos yeux s'ouvrent accidentellement pour un moment, nous trouvons que cette perspective est si terrifiante que nous les refermons, complètement oublieux et inconscients de la réelle nature de la vie et nous continuons à vivre de nos joies et peines, jusqu'à ce que la main de la Mort éteigne le flambeau.

 

Tout être vivant recherche la plus haute joie. Toutefois au fur et à mesure que l'homme semble l'atteindre, le bonheur paraît s'échapper et se déplacer. L'homme doit-il se résigner à ce destin tragique? Existe-t-il une joie sans ombre? Existe-t-elle cette béatitude dont parlent les Sages? Cette "paix qui dépasse tout entendement"? Ce royaume intérieur? Cette illumination? Cette conscience pure? Et si cela existe, comment l'atteindre?

 

Certaines personnes estiment que la question de la recherche spirituelle n'est pas d'une importance suffisante pour retenir leur attention. Ils avancent par exemple qu'ils ont accepté Jésus dans leur vie, et par cette affirmation verbale, ils se déclarent d'ores et déjà sauvés. Peut-on sincèrement se dire sauvé lorsque paradoxalement l'impasse et la contingence existentielles continuent de nous étreindre? Lorsqu'à nos côtés gisent dans la misère nos frères humains? Et même alors, les chrétiens intégristes qui se bornent à de telles affirmations ne devraient-ils pas aspirer à la grandeur et à la tolérance en acceptant que les autres pensent autrement qu'eux? La finalité de tout enseignement n'est-elle pas d'aboutir à la paix et à une vie décente et efficace? La déclaration universelle des droits de l'homme affirme la liberté de pensée et de religion. Beaucoup de personnes ne soupçonnent souvent pas la lumière contenue dans cette déclaration, pour en apprécier la valeur, il peut être utile de réfléchir sur les circonstances qui ont mené les hommes à ce consensus, afin de ne plus répéter les bévues dont les conséquences furent déjà expérimentées comme néfastes.

 

Le Christ disait: "Cherchez, vous trouverez, frappez, on vous ouvrira". Les Grands Etres ne peuvent prononcer des paroles vaines, on doit supposer que cette injonction métaphysique du Christ comporte bien un sens, que la vie ne délivre pas de prime abord ses secrets et qu'il faille bien les chercher et les arracher.

Que dire des affirmations occultes?

Elles peuvent avoir l'air intéressantes, et il se peut qu'elles soient  vraies. Toutes les religions, y compris la religion chrétienne, donnent des indications qui semblent corroborer ces idées. On peut les accepter comme une hypothèse de travail quant à l'accomplissement du processus évolutif dans l'homme et son travail pour atteindre la perfection. Toute définition, et en fin de compte tous les faits, sont temporaires; toute exégèse n'est que d'une utilité passagère. Les vérités fondamentales d'aujourd'hui peuvent plus tard être perçues simplement comme des aspects de vérités encore plus grandes, et lorsque la vérité plus grande est saisie, la signification et l'interprétation de ses parties jadis importantes apparaissent comme considérablement différentes de ce qu'on avait supposé. Il convient aussi d'établir ici la différence et la relation entre les trois termes-clés, la Connaissance, la Compréhension et la Sagesse.

   - La Connaissance est la totalité des découvertes et des expériences humaines, comme tout ce qui peut être appréhendé directement par les cinq sens. C'est l'ensemble des arts et des sciences.

  - La Sagesse se rapporte au progrès de l'Esprit à travers les véhicules toujours changeants, et aux expansions de conscience. La sagesse est la science de l'esprit tout comme la connaissance est la science de la matière. La connaissance est séparative et objective, tandis que la sagesse est synthétique et subjective.

  - La Compréhension peut être définie comme la faculté du Penseur dans le Temps d'acquérir la connaissance comme base pour la sagesse, ce qui lui permet d'adapter les choses de la forme à la vie de l'esprit.

 

Dans tous les siècles de l'expérience historique de grands intellectuels doués de vision ont élaboré et transmis leurs connaissances scientifiques. Les aspects pratiques de ce fonds commun de connaissance dans divers domaines ont pour nom: méditation, yoga, astrologie...Ceux qui ne sont pas familiarisés avec les preuves irréfutables qu'apportent les savants éclairés, anciens et modernes, qui ont établi ces branches de la science expriment fréquemment des réserves sur la valeur de ces acquisitions. Toutes ces personnes sceptiques, quelles que puissent être leur renommée et leur efficacité dans les domaines où elles se sont elles-mêmes spécialisées, sont incompétentes pour porter un jugement concernant les branches de la sagesse, et le maximum d'effort doit être accompli pour élargir leur connaissance. Ceux dont l'ignorance fait douter de la sagesse éternelle peuvent bien apprendre à la connaître et à la transmettre ensuite aux autres.    

 

La science implique l'étude rigoureuse de la nature et l'utilisation correcte de ses forces. Celles-ci ne connaissent pas la distinction entre le bon et le mauvais ou entre ancien et nouveau. Il faut développer à la fois deux facultés: celle de reconnaître l'erreur et celle d'adhérer à la vérité. C'est la seconde faculté qui permet aux recherches d'un siècle donné d'être codifié et d'entrer dans l'héritage traditionnel qui est légué aux siècles suivants. La recherche constante et la discipline à un niveau toujours plus élevé permettent à l'être humain d'atteindre l'illumination suprême. Une vie de discipline le rend capable de percevoir les choses directement et de reconnaître de façon correcte ses devoirs et ses responsabilités. La discipline nous libère de l'étroitesse d'esprit qui résulte du penchant à la critique, elle nous aide à divulguer la connaissance.

 

Cherchons la vérité comme une réalité existant dans notre propre conscience. Chaque croyance religieuse a toujours promis à tous ceux qui cherchent, ainsi donc cherchons! Si par notre recherche nous découvrons que toutes ces affirmations ne sont que des rêves de visionnaires qui ne riment à rien et nous conduisent dans les ténèbres, nous n'aurons pas perdu notre temps, car nous aurons su au moins dans quelle direction ne pas orienter notre quête. Si par contre notre recherche nous apporte des confirmations successives, si la lumière luit de plus en plus clairement, persévérons alors jusqu'au jour où "la lumière qui luit dans les ténèbres" illuminera notre cœur et notre esprit. Le chercheur découvrira alors que toute la marche de l'évolution a été pour l'amener à cette expansion de conscience et à cette illumination, et que l'initiation et l'entrée dans le cinquième règne, le règne spirituel, ne sont pas des chimères extravagantes ni des fantasmes, mais des réalités établies dans la conscience. Ceci, chacun ne peut le vérifier que pas lui-même. Ceux qui savent peuvent dire qu'un fait est tel, mais l'affirmation d'une autre personne et l'énoncé d'une théorie ne peuvent nous donner de plus qu'une indication confirmative. Les vérités acceptées sur l'affirmation des autres ne rendent pas vraiment service, sinon comme poteaux indicateurs le long de la route; elles sont rarement convaincantes. C'est plutôt ce que nous savons par nous-mêmes, ce que nous vérifions nous-mêmes et ce que nous découvrons dans la douleur de l'échec, la souffrance et l'orgueil blessé, qui nous apportera la libération. Chaque âme doit conquérir sa propre certitude, se rappelant toujours que le Royaume de Dieu est intérieur, et que seules les vérités qui ont été éprouvées à l'intérieur de la conscience individuelle sont d'une réelle valeur. En attendant cet instant, ce que beaucoup déjà savent et ont vérifié eux-mêmes comme des vérités incontestables, peut être étudié et exprimé, cela donnera au chercheur intelligent l'occasion et la responsabilité d'en établir pour lui-même la fausseté ou la vérité.

 

Quant à la question de l'INITIATION, beaucoup de confusions entourent la nature du sujet, confusions souvent entretenues par nombre d'écoles dites ésotériques qui se targuent le pouvoir de conférer les initiations. Non satisfaites d'avoir profané le caractère combien sacré de ces hautes dimensions spirituelles, ces écoles ont truffé leur administration des appellations comme «Grand Maître» et autres titres ostentatoires, ravalant ainsi le degré sublime des Grands Etres. Il n'est pas étonnant dès lors que ces groupes aient récolté leurs propres créations dans le fanatisme et la sotte dévotion des membres envers les supérieurs, sentiments que nous reprochions alors aux églises. Le fait d'avoir galvaudé ces notions sacrées a semé la confusion dans l'esprit de plus d'un chercheur sincère. Toutefois notre siècle a entr'autres comme avantage la possibilité d'avoir un accès direct à l'Enseignement des Maîtres. En effet la Hiérarchie Spirituelle de la planète, vu le développement mental rapide de l'humanité et l'approche de l'ère du Verseau, avait décidé de libérer l'enseignement en trois phases: la première eût lieu avec H.P. Blavatsky, la seconde avec A.A. Bailey et la troisième a lieu en ce moment, y compris l'enseignement de l'Agni Yoga. Cet enseignement nous apprend que les véritables écoles ésotériques n'existent pas encore mais sont en préparation. Parmi les écoles actuelles, la plupart sont des écoles du passé(bien que leur enseignement soit encore bienfaisant!) et d'autres, les plus élevées, sont des écoles de transition. Les initiations données dans certaines écoles sont purement et simplement symboliques. Elles ne marquent pas ces étapes déterminantes de la vie spirituelle appelées techniquement «initiation». Somme toute, l'évolution spirituelle ne dépend pas de l'affiliation à quelque école mystique, bien que celles-ci tentent de doter le chercheur de l'abc du sentier. L'initiation n'est pas une qualité que l'homme reçoit automatiquement en adhérant à certaines organisations et qui ne peut être acquise en dehors de ces groupes. Ces groupes ne sont nullement les gardiens exclusifs de la doctrine de l'initiation, et ne détiennent pas à eux seuls la prérogative de préparer l'homme à ce déploiement de la conscience. L'initiation indique simplement que les Instructeurs qui veillent sur la race ont reconnu qu'un certain degré de travail et d'évolution a été atteint par l'élève et elle confère deux choses: une expansion de la conscience et une brève période d'illumination.  L'initiation est le résultat de l'effort persistant de l'aspirant lui-même, de la rigoureuse droiture de sa pensée et de sa vie, et non de quelque instructeur occulte accomplissant un rite occulte. Ainsi la cérémonie subjective de l'initiation sur laquelle on a exagérément insisté marque un point de réalisation, mais ne confère pas cette réalisation comme on l'enseigne si souvent et à tort.

 

Disons un mot sur les religions du monde.

                  Les grandes religions ont émergé de la nuit des temps. Bien que diverses dans leurs théologies, leurs formes d'adoration et leurs manières de pratiquer la vérité, les religions sont unies dans certains faits de base. Les mêmes doctrines de base se retrouvent dans toutes les croyances, telles que "l'unification" des chrétiens, l'union des mystiques hindous et le "il n'y a pas de Dieu autre qu'Allah" des musulmans. Quand les chrétiens parlent du Christ comme d’un «chemin», quand le chinois parle du «Tao» ou de la «voie», quand l’hindou se réfère au «sentier de libération», et quand le musulman dit que «Mahomet est le messager d’Allah», il s'agit de la même idée de base.

 

Règle d'or des 7 religions mondiales

 

 - Hindouisme: «Les hommes doués d'intelligence(...) devraient toujours traiter les autres comme ils désirent être traités eux-mêmes».

 - Bouddhisme: "Pour le membre d'un groupe, il y a cinq manières de parler à ses amis et intimes! avec courtoisie, avec bienveillance, en les traitant comme lui-même, et en étant aussi bon que l'est sa parole".

 - Taoïsme: "Regarde l'avantage de ton prochain comme ton propre avantage et la privation de ton prochain comme ta propre privation".

 - Confucianisme: "Ne fais pas à d'autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse".

 - Judaïsme: "Aime ton prochain comme toi-même".

 - Christianisme: "fais aux autres ce que tu voudrais qu'on te fasse".

 - Islam: "Il n'y a de croyant qui n'accorde à son frère ce qu'il 'accorde à lui-même".

 

"Les nombreux enseignements viennent d'une source, les diverses interprétations résultent du fait que l'humanité a des besoins différents et se trouve à de nombreux échelons de son ascension. La Hiérarchie a travaillé délibérément à présenter les enseignements et les idées nécessaires sur le front le plus large, à bien de niveaux différents, d'une multitude de façons. Le Christ et Sa Hiérarchie de Lumière savent que l'homme est ancien, que son expérience et ses attentes au cours des âges et les façons dont les hommes absorbent les idées sont différentes. Chaque enseignement est une formulation, un fragment du Plan et le Plan est l'expression de la Volonté Créatrice de Dieu et, en tant que tel, il est en voie de constant changement. Comment alors une religion pourrait incarner la Vérité pour toujours". («Un Maître parle», p. 55, Benjamin Crème)

 

Il suffit de constater qu'au sein même d'une religion, il y a plusieurs Eglises, et qu'au sein même d'une Eglise, il y a plusieurs tendances.

 

Les disciples sont aujourd'hui plus nombreux dans le monde que ne se le représentent ceux qui font partie de soit-disantes écoles ésotériques. La plupart de disciples travaillent en dehors de ces écoles et progressent au long des voies parallèles. Ils appartiennent à l'Ecole intérieure dont les nombreux groupes extérieurs des hommes dédiés au service de l'humanité peuvent être une manifestation. Il incombe ici d'éclairer quelque peu le terme "spirituel": les hommes de tous les secteurs de la vie humaine et les Eglises ont à réapprendre une définition juste et objective de la spiritualité: est spirituel, dit le Maître Tibétain, "toute activité qui permet à l'être humain de se développer, que ce soit au niveau physique, matériel, sentimental, intellectuel ou social". En effet tout ce qui existe est, en réalité, esprit en manifestation. Les chercheurs oublient que tous les niveaux de conscience, du plus élevé au plus bas, sont des aspects du plan physique cosmique et donc finalement de nature matérielle, selon le processus de l'évolution. Toutes les activités humaines, que ce soit la science, les finances, la politique ou la religion constituent du vrai travail spirituel et ésotérique mais méprisé par les pseudo-ésotéristes et les hommes de religion qui se croient spirituellement supérieurs à de telles affaires et qui, dans leur tour d'ivoire, se concentrent sur leur propre développement, en y ajoutant un peu de philosophie.

 

Par ailleurs, les chercheurs doivent être informés que la vieille méthode de formation individuelle par un Maître, la polarisation et l'insistance sur la croissance et le statut spirituel sont caduques. Dans l'ère du Verseau, le disciple s'efforce de s'identifier à la conscience de groupe dont son âme fait partie. L'âme est fondamentalement Amour. Et qui dit amour dit son implication pratique dans le Service. Le terme "Salut" résonnant le moi séparé et égoïste est remplacé par le mot "Service". La croix se transforme pour devenir trois points rouges dans un cercle dit la «Bannière de la Paix», "Pax Cultura". Les aspirants et les disciples sont entraînés en formation de groupe et avancent le long du Sentier en compagnie de tous les autres groupes soumis à la même formation jusqu'à ce le temps vienne où sera possible un service de groupe réel et efficace du Plan Divin à l'intérieur de l'humanité.

 

"Lorsque l'inévitable rencontre avec le Grand Instructeur aura lieu, serons-nous capables de Le regarder dans les yeux, si nous ne réussissons pas à jouer notre rôle dans le pacte fondamental sur l'unité?" (livre Fraternité, Agni Yoga)

 

Terminons par cette prière internationale pour la paix:

 

"Conduis-nous de l'obscurité à la Lumière.

                        de l'irréel au réel,

                        de la mort à l'immortalité.

 Conduis-nous de la crainte à la confiance,

                        de la haine à l'amour,

                        de la guerre à la paix.

Puisse la paix pénétrer chaque cœur, chaque monde, chaque univers."

           

------------------------------------------

Sites utiles:

www.ipsgeneva.com

www.lucistrust.org

www.agniyoga.n3.net